Quelques mots avec Niki Stajkovic

World Series sports director Niki Stajkovic
Le directeur des sports des World Series nous explique son rôle.

Le directeur des sports des Red Bull Cliff Diving World Series nous explique son rôle dans le rapide développement de ce sport et ce que le futur lui réserve.
Du choix des emplacements pour les étapes aux procédures de sécurité, l'ancien plongeur olympique de 54 ans joue un rôle prépondérant dans le mécanisme de la compétition...

 

Quelles sont vos responsabilités durant la compétition ?
Je me rends aux emplacements à l'avance et m'assure que la plate-forme est conforme aux normes. Elle doit être stable, c'est une plate-forme et non un tremplin. La hauteur doit être la bonne, ce qui peut être difficile à gérer avec les marées. La profondeur de l'eau à la réception fait également partie des facteurs de sécurité importants ; il nous faut au minimum cinq mètres. Les procédures de sécurité en cas d'accident sont un autre sujet à gérer. L'équipe de plongeurs sous-marins est là pour assurer ces procédures. Dès qu'un plongeur perce la surface de l'eau, ils doivent être prêts à l'assister, juste au cas où. Durant la compétition et même l'entraînement je me tiens juste à côté de la plate-forme. Si le plongeur ne s'élance pas suffisamment loin de la plate-forme, l'atterrissage peut mal tourner. Si j'estime que le plongeur a atterri de façon à être potentiellement blessé, je fais signe qu'un « mauvais atterrissage » vient d'avoir lieu et la chaîne hiérarchique se met en branle. Heureusement, cela arrive très rarement.
Quels développements intéressants avez-vous pu observer dans cette discipline ces dernières années ?
Les plongeurs ont progressé en termes de performances, de forme physique et de difficulté des figures de manière incroyable. Lors des qualifications cette année nous avions quelques garçons qui ont accompli des choses stupéfiantes. Ils ont eu à passer deux compétitions, beaucoup de stress, et en même temps la qualité de leurs plongeons était vraiment au-dessus du lot.
À quel point les nouveaux plongeurs influencent-ils ce sport ?
Les nouveaux venus sont très liés et s'épaulent en tant que novices. Les athlètes les plus expérimentés se rendent compte que ce n'est pas forcément le plongeon le plus compliqué qui mène à la victoire, mais que cela dépend de son exécution. Prenons par exemple Orlando Duque, qui est définitivement le plus expérimenté : il sait quand il doit passer à la vitesse supérieure. Il laisse les débutants le défier jusqu'à un certain point et sera capable d'apprendre un nouveau plongeon lorsqu'il est acculé. Lorsqu'un plongeur souhaite exécuter un plongeon inédit, les juges et moi-même devons le voir d'abord. Et si je sens que le plongeur n'est pas prêt pour ce plongeon, j'essaie de l'en dissuader.
Quelle est votre vision pour ce sport ?
En avril dernier, la FINA, le corps officiel des championnats du monde de plongeon, a reconnu le cliff diving comme sport professionnel. Cela peut permettre d'élargir l'audience et de donner aux plongeurs plus de moyens pour s'entraîner. Au-delà de ça, la reconnaissance de la FINA pourrait signifier une épreuve olympique dans un futur proche, et c'est quelque chose que j'adorerais voir s'accomplir !